2010 – 2011 ATELIER VIDEO INTERGENERATIONNEL

Structure coordinatrice

CINÉMÉMOIRE

Intervenant•e

SARAH OUAZZANI
Réalisatrice, artiste sonore et visuelle.

Je m’intéresse de plus en plus dans mes créations personnelles aux passerelles entre les différents arts : texte, son et musique, dessin, vidéo, théâtre et à l’exploration d’un monde onirique et poétique​.

Le souvenir, le voyage, l’exil, la fuite, l’envolée, les mythes, les rêves, les éléments sont au centre de ma démarche.

​​Après avoir croisé le regards d’enfants autour de l’univers du cirque avec Céline Renaudeau ( «Le cirque» diffusé sur Alsatic, réalisé à l’issu d’un DESS réalisation documentaire, à Strasbourg ), je me suis installée à Marseille où j’ai entrepris un travail autour de la mémoire.


​J’ai accompagné un film d’atelier «Belsunce vu par ses habitants»(constitution de la mémoire d’ une vie de quartier disparition ) et j’ai réalise en 2003, « L’image des femmes dans le film de famille » qui a servi de point de départ à une quête personnelle et poétique autour de la féminité qui s’ est matérialisée dans un documentaire, « De l’une à Elles », produit en 2007, prix de la meilleure utilisation d’images d’archives amateures au festival Mémorimage de Reus en Espagne.​

Depuis, j’interviens dans des ateliers d’art plastique, d’écriture et de vidéo avec différents publics, enfants, adultes, personnes âgées, dans différentes structures : école, centre social, hôpital de jour… et je travaille par ailleurs à des films de créations de commande.

[En savoir plus->http://souazzani.wix.com/sarinetta#!accueil/c19d6]

Descriptif

Les enfants ont été invités à partir du début du conte des Frères Grimm, L’eau de Jouvence à imaginer leur propre suite de l’histoire et à construire un film à base d’images d’archives en Super 8 et de dessins découpés. Cet atelier a été compléter par la création d’un livret autour de l’évolution de la technique cinématographique.

  • Type d’atelier : Vidéo – Création d’un livret
  • Durée de l’atelier : 10h + 10h
  • Lieux : Marseille- Quarier Longchamps
  • Intervenant(s) artistique(s) : Sarah Ouazzani
  • Public concerné : Enfants
  • Nombre de participants : 2 groupes de 12 enfants + 1 sénior
  • Diffusion : Projection aux Portes Ouvertes Consolat 2012

    Après trois heures consacrées à l’écriture du conte, les enfants ont pu commencés à enregistrer les voix off et bruitages du film en extérieur et réfléchir aux images qu’ils imaginaient sur le film, avant de venir en salle de montage, … nous avons ensemble placer les dessins qu’ils avaient réalisés et découpés avec les animateurs du Centre Fissiaux sur les images Super 8 sélectionnées et les avons animés.

Un film de 8 minutes a été ainsi réalisé : L’eau de vie .

Nous avons prolongé cet atelier en Mars 2011, par une rencontre entre les enfants du Centre Fissiaux et les adultes du Centre Marx Dormoy autour de la technique cinématographique, dont le but a été la confection d’un livret collectif retraçant quelques aspects de l’évolution des techniques liées au son et à l’image…

Ce second atelier a duré 10 heures également : Soit 4 séances de 2h30… 12 enfants ont participé à l’atelier et une Sénior.

Nous avons commencé par regarder L’eau de vie , le film réalisé par d’autres enfants du Centre Fissiaux en Juillet 2010 . Nous avons discuté des conditions de réalisation du film. Nous avons parlé de la différence entre l’image numérique et l’image pellicule. Les enfants ont découvert ce qu’était une bobine de film et ce qu’était un film Super 8. Nous avons évoqué l’ancêtre du cinéma, à savoir la photographie ainsi que l’ancêtre de la photographie : le dessin. Nous avons ensuite invité les participants à réaliser des portraits les uns des autres : la personne souriante, la personne sèrieuse… Nous avons ainsi introduit l’idée de narration. Puis, nous avons regardé ensemble un flip-book de Renaud Perrin: Volcano.
Chaque enfant a ensuite réalisé son propre flip-book et a pu ainsi comprendre comment s’enchaînaient les images d’un film. Nous leur avons expliqué qu’il faut 24 images pour une seconde de film. Les enfants se sont bien prêtés au jeu, beaucoup n’avaient jamais vu de flip book et étaient très heureux de cette découverte.

Le film est composé de Super 8 : nous avons visionné des images super 8 non sonorisées… et parlé ainsi du passage de l’image muette à l’image sonore, de l’image noir et blanc à l’image couleur, de la pellicule au numérique. Les participants ont été invités à écrire un petit texte sur les images Super 8 qu’ils ont vues, sur ce qu’elles leur ont évoquées.

Séance 2 : Discussion autour du passage de la photographie au film.

Evocation de Edward MuyBridge : en 1878, il a aligné 24 appareils photo pour décomposé le mouvement d’un cheval lancé au galop. Et de Etienne Jules Marey : en 1882, il a inventé le fusil photographique adapté sur un fusil traditionnel pour prendre des photographies en raphales.

Nous avons réalisé quelques exercices autour du mouvement et de la prise de photographie en rafale grâce à un appareil photo numérique et écrit des petits textes.

Séance 3 et 4: Présentation du travail de Duane Michals.

Ce photographe a travaillé des séries photographiques qui racontent des histoires, des moments de vie en quelques images. Nous avons travaillé sur le roman photo d’abord en dessins puis en photo.

Nous avons fait connaissance avec Julia de l’Espace Senior Marx Dormoy qui nous a rejoint avec son petit fils Maxime. Nous leur avons montré notre travail et avons fait connaissance avec eux… et nous les avons fait poser : avec le sourire, sans le sourire. Ensemble, nous avons inventés des histoires comme Duane Michals en plusieurs photographies. Puis nous avons discuté avec Julia, tous les enfants lui ont posé des questions, même son petit-fils. Nous avons appris par exemple, que quand Giulia était petite : il y avait des charettes, il n’y avait pas de stylo-plume, mais des plumes : les encriers étaient sur les tables et la maîtresses les remplissait chaque matin. Il n’y avait pas de couettes comme maintenant mais des édredons, il n’y avait pas de machines à laver mais des planches pour savonner le linge, il y avait moins de choix de lunettes, les gens ne se coiffaient pas pareil, il n’y avait pas les mêmes jouets, il y avait plutôt des jouets en bois comme on avait vu sur les images Super 8….

Certains ont noté ce qu’avait dit Julia, pendant que d’autres préféraient faire des dessins. Puis nous nous sommes dit « Au revoir ».