2016 — ATELIER PROGRAMMATION – PROGRAMMATEURS EN HERBE

Structure coordinatrice

ASSOCIATION AFLAM

Descriptif

Dans le cadre des 4èmes Rencontres internationales des cinémas arabes et des Ecrans d’Aflam dans la cité, Aflam a organisé un atelier de programmation.

  • Dates de l’atelier : Novembre 2016
  • Durée de l’atelier : 6 heures
  • Nombre de séances : 3 séances de 2 heures
  • Lieux : Locaux d’Aflam, de l’AREFP et cinéma Les Variétés (Marseille)
  • Intervenant(s) : Nina Beltaïef et Michael Angland
  • Public : 6 usagers du centre de formation

Ce projet a été soutenu par le dispositif Passeurs d’Images et a été mené avec la complicité de Salima Metir, formatrice à L’AREFP, Nora Trabelsi, professeur d’arabe et Delphine Leccas, directrice artistique des Rencontres 2016.

> Prise de contact et formation d’un groupe

Aflam a proposé l’atelier à L’AREFP qui avait déjà accompagné des groupes d’AREPF aux Ecrans d’Aflam. Salima Metir a formé un groupe de six stagiaires, six femmes, âgées de 16 à 59 ans, quatre d’origine maghrébine, une d’origine comorienne et une capverdienne.

Aflam a demandé à Nora Trabelsi, une professeur d’arabe, d’assister aux séances pour assurer la traduction.
Tous les participants se sont rendus dans les locaux d’Aflam pour trois séances d’atelier avec leur formatrice Salima Metir et Nora Trabelsi.

> Sélection des films

Les deux encadrants de l’atelier à Aflam, Nina Beltaief, ancienne chargée de médiation à Aflam et Michael Angland, un volontaire en service civique, ont choisi les films de l’atelier en coopération avec la direction artistique d’Aflam.

Les films étaient choisis parmi les courts métrages programmés pour les 4èmes Rencontres internationales des cinémas arabes, le festival de cinéma organisé par Aflam.

L’équipe a choisi Babor Casanova, un documentaire de 35 minutes du réalisateur algérien-suisse Karim Sayad, Samir dans la poussière, un documentaire d’une heure du réalisateur algérien-français Mohamed Ouzine, et Bon voyage, une fiction de 22 minutes du réalisateur suisse Mark Wilkins.

Deux films étaient en arabe-algérien et sous-titrés en français, et le troisième en allemand, arabe et anglais et sous-titré en français.
Les films ont été choisis pour les liens thématiques qui les unissaient tel que l’exil, les espoirs de la jeunesse, le rapport entre l’Europe et le monde arabe.

> Déroulement des ateliers

Avant chaque atelier les chargés de médiation ont préparé un glossaire cinématographique afin de d’initier les participants aux codes de la critique de film. Ils ont élaboré des fiches pédagogiques avec des informations supplémentaires et un tableau « forces et faiblesses » permettant l’animation du débat après visionnage.

Chaque visionnage a été suivi par une mise en débat du scénario, du sujet abordé, du travail des acteurs, de l’esthétique et du montage.

A la fin de la troisième séance les participants ont unanimement choisi de programmer Bon voyage de Mark Wilkins pour la séance publique lors des Rencontres internationales des cinémas arabes.

> Réception des films et des ateliers

D’une manière générale, les films ont bien été reçus par les participants et constituaient de bonnes bases pour susciter leur parole.

Une critique récurrente s’est néanmoins dégagée de ces ateliers, à savoir que tous les films sélectionnés étaient lourds et particulièrement tristes.

La présence de la formatrice de l’AREFP et de la traductrice ont permis de mettre les participants à l’aise pendant les débats et les encourager à exprimer leurs opinions sur les films.

> La séance publique

Après avoir formulé leur coup de cœur, les programmateurs en herbe ont été invités à préparer la séance de restitution. A ce stade, il paraissait plus pertinent de privilégier l’entrainement oral pour permettre aux membres de l’AREFP d’être à l’aise devant le public.

92 personnes ont assisté à la séance au Cinéma les Variétés : un public varié venant des établissements scolaires, des centres sociaux, des centres de formation et du tout public.

4 participants ont pris la parole pendant la séance pour justifier leur choix de programmation. Ils ont présenté la séance avec les encadrants d’Aflam, Nina et Michael, et la directrice artistique du festival, Delphine Leccas.

La présentation des programmateurs a été suivi par un débat avec le public.

> Commentaires

Maintenir un groupe assidu de participants pour toutes les séances de l’atelier était essentiel pour la réussite de l’atelier.

La mixité des âges et des origines des participants a permis des débats très riches pendant l’atelier.

Il serait préférable d’avoir une parité homme/femme parmi les participants.

Il serait aussi préférable d’avoir d’autres partenaires, peut-être des intervenants extérieurs, pour former les participants aux aspects plus techniques de la cinématographie.