2005 — ATELIER PHOTOGRAPHIE ET RECIT – LE RÊVE D’UN NOMBRIL

Structure coordinatrice

ASSOCIATION SERI’ LIMITEE

Intervenant•e

SYLVIE FREMIOT
Photographe plasticienne, Sylvie Frémiot propose des ateliers autour de l’image avec l’utilisation de techniques anciennes et ludiques permettant de comprendre « comment ça marche » et de découvrir l’histoire de la photographie et du cinéma par la découverte des artistes précurseurs-inventeurs-chercheurs !

Sylvie mène un travail personnel avec le sténopé, une boîte de récupération en fer blanc, percée d’un minuscule trou servant d’objectif photographique.
Elle explore l’action de l’ombre et de la lumière par l’élaboration de scènes poétiques. Ses ateliers sont conçus comme des laboratoires expérimentaux où chacun est invité, dans une démarche de création, à fabriquer ses propres images, avec souvent du matériel simple et de récupération.
Elle a également développé ses dernières années des interventions autour des jouets optiques (flip book, praxinoscope, thaumatropes,…).

Descriptif

Réalisation d’un récit photographique en 2005, donnant lieu à une installation sous la forme d’une planche contact de 36 poses, créées à partir de photographies argentiques noir & blanc en format 15X21 cm.

Création d’un livre consultable et d’une exposition des 36 photographies sous verres 30X40.

Déroulement de l’atelier:

Prises de vue 24X36 sur l’idée d’un roman-photo (portraits et nombrils).
Développement et tirage en laboratoire, installation murale amovible et naissance du récit sous la forme d’un cadavre exquis.

Ce projet s’est élaboré sur une année, ponctué par un travail sur le point de vue à partir de la mobilité des images, mises les unes à côté des autres, les unes à la suite des autres. Ces expérimentations, d’une séance à l’autre, ont permis de mettre en évidence le sens que l’on donne aux images par
association d’idées et d’intéraction.
A partir de là, le choix d’un récit cinématographique s’est construit progressivement.

Le Rêve d’un nombril
« Une série de photos basée sur un scénario anecdotique illustrant le rêve d’un nombril. Comme dans un rêve, les séquences sont successives et sans ordre rationnel.
Le format joue sur l’idée d’une planche contact de 36 poses. »

Le nombril s’était endormi… Et rêvait de pouvoir voir.
Il voyait une jeune femme…

Le poing levé.

(Pock ? ) « Je ne sens rien » Quand il la fixa de nouveau, elle était calme.

Mais ce n’était plus la même personne.



La nouvelle souriait. Et offrait des fleurs. « Où sont mes fleurs à moi? ». …

.

Elles s’affrontèrent. Nez contre nez. Oeil contre oeil.
Et bouche contre bouche.

C’était trop effrayant. « Holà, qui c’est, cet idiot ? »
« Il me prend pour un miroir? » « Oui »

« Oh, il me fait peur! » « Et il me force à le regarder. » « Mais je n’ai pas envie. »

« Je rêve d’un visage calme comme un mur égyptien. »

« D’une joue toute faite pour un baiser ». « Oui ». « Un autre ». « C’est l’amour. »

« … » « L’amour est désespérant. » « Oui, fatiguant aussi. »  » Beuh…

Rrrrrrrrrrrrrr… Rrrrrrrrrrrrrrr… Rrrrrrrrrrrrrrr… Le nombril se réveilla rajeuni.

Cette exposition peut être empruntée en contactant l’association Seri’limitée