ATELIER GRATTAGE DE PELLICULE – 24 MENSONGES PAR SECONDE (2015)

Cet atelier offre une nouvelle approche du cinéma et de la manière dont il est constitué. Ses participants sont invités à en explorer les dimensions scientifiques et esthétiques par un voyage aux origines même de la réalisation. La pellicule constitue le point d’ancrage de cette découverte.

  • Dates : 26 Novembre 2015
  • Durée : Une journée
  • Séances : 2
  • Lieux : Ecole primaire René Cassin (Nice)
  • Intervenant(s) artistique(s) : Bruno Bouchard
  • Public concerné : 50 élèves de CM1 et CM2
  • Diffusion :
    – En fin d’atelier, les bouts à bouts montés à la scotcheuse ont été enchainés et projetés par la visionneuse 35mm.
    – Présentation des ateliers durant la Rencontre annuelle du Pôle de 2015.

Cet atelier a été mené avec la collaboration des deux enseignants Virgile Luigi et Marine Mournetas de l’école René Cassin.

Les futurs gratteurs et gratteuses sont dans un premier temps initiés à l’histoire de la technique ainsi qu’aux concepts fondateurs du cinéma :

– Norman McLaren, animateur de génie, méconnu du grand public ayant influencé plusieurs générations de cinéastes ; considéré comme l’inventeur de la technique de grattage sur pellicule…
– Présentation d’objets de collection et explication de leurs fonctionnements : projecteurs, cinématographes…
– Évocation des caractéristiques scientifiques qui fondent l’existence du cinéma, soit les conditions de la mise en mouvement d’une image fixe, la persistance rétinienne, les 24 images/seconde, l’obturation, la nécessité de l’obscurité pour la projection…

Les participants sont ensuite introduits aux techniques de grattages sur pellicule à proprement parler :

– Présentation des possibilités offertes par cet acte de création et de la diversité des formes qu’elle peut revêtir
– Présentation des kits de grattage proposant plusieurs supports allant de la pellicule vierge à la pellicule noire en passant par des photogrammes
– Choix de chaque participant du support sur lequel il souhaite travailler et de la direction que prend ainsi leur création, abstraite ou figurative, polychrome, monochrome, noir et blanc…
– Appropriation physique de la matière pellicule par chacun, selon ses envies, ses idées et son propre rythme créatif.

Cet acte pédagogique prend une nouvelle dimension lors de la dernière phase de cet atelier, à savoir lors de la mise en action du travail des participants sur visionneuse 35mm.

Par cet atelier, Bruno Bouchard a amorcé une envie de correspondance avec la plupart de ces élèves, ce qui donnera lieu à l’envoie de bobinos pour son grand projet participatif, 24 mensonges par seconde. Certains élèves s’étant essayés au cinéma sans caméra, souhaitent poursuivre l’aventure activement.