2017 — Atelier cinéma : Il faut voir comme on nous parle

Intervenant•e

MANON GARY
{{Réalisatrice de documentaires et reportages courts. }}

Elle réalise des teasers et captations pour des structures culturelles. Elle est également monteuse et développe une activité de cadreuse.
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Ses sujets de prédilection sont le Travail et l’Art. Son univers est teinté de cinéma du réel, inspiré à la fois de fictions « Nouvelles vagues » (années 70 comme années 90) et de documentaire direct basé sur l’observation, voire la contemplation (Wiseman, par exemple).
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Elle travaille aussi en tant que Journaliste Reporter d’Images.

Descriptif

A travers l’outil vidéo (que les adolescents utilisent au quotidien sans plus en questionner le sens), les lycéens réalisent des films de reportages courts (1 à 3 minutes) à la façon JRI (Journaliste Reporter d’Image).

Le but étant de sensibiliser les élèves à l’un des différents thèmes proposés pour l’année en cours tout en produisant un film qu’ils pourront partager, ainsi que développer une communication d’équipe et rencontrer les métiers de la vidéo.

  • Dates de l’atelier : 2017
  • Durée de l’atelier : 20 heures
  • Nombre de séances : 10 (2 heures)
  • Lieux et ville : Vitrolles, lycée Pierre Mendès France
  • Intervenante artistique : Manon Gary
  • Public et âge : Terminales
  • Nombre de participants : 23
  • Cadres de financement : Projet INES

Le contenu de l’atelier

Une analyse factuelle de sujets vidéo news, pour étudier le langage journalistique, ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas et en comprendre le vocabulaire (JRI, caméra, prise de son, voix-off, plan, cadre, séquence, micro-trottoir). Cette analyse permet, selon la matière du professeur, d’approfondir le travail et de le développer en cours.

La réalisation d’un ou de plusieurs sujets news par toute la classe ; les élèves s’appropriant ce vocabulaire et cette analyse pour réaliser leur sujet.
Le but est d’apprendre aux élèves à lire le langage image, journalistique, se questionner sur ce qui est dit à la télévision au lieu de la regarder passivement, s’en sentir valorisés, apprendre à pratiquer ce langage vidéo journalistique, voire créer des vocations.

Déroulement du projet

J’ai présenté mon métier et leur ai projeté différentes formes de News vidéo dont certaines que j’ai réalisées. Puis nous avons échangé sur les Informations dont nous sommes aujourd’hui assaillis, en portant un regard critique sur la provenance de l’information et son traitement. L’exercice de visionnage et d’analyse propose un espace de discussion sur ce qu’est l’information, comment elle est produite, comme nous la recevons. Mon projet était de transmettre aux élèves que l’information est ce qu’on fait d’elle et qu’ils étaient capable de la transmettre eux-mêmes.

J’ai aussi cherché à les valoriser en leur donnant le vocabulaire professionnel ainsi qu’un accès direct au matériel dès la première séance. J’ai fait en sorte qu’ils s’approprient l’outil caméra légère pour faire passer une information (qui est choisie en groupe, selon les sujets abordés dans l’année scolaire).

Je leur ai ensuite transmis un protocole d’écriture (trouver les personnes ressource, sa-voir ce que l’on veut dire, savoir poser des questions ouvertes, etc.) et des documents (scénario, méthode d’interview, feuille de route).

Nous avons fait des groupes de 5 ou 6 élèves. Chaque groupe a choisi un sujet dont il voulait parler, en rapport avec leur vécu : MST, avortement, harcèlement au lycée, addictions, vie à l’internat. Ils ont travaillé pendant et entre les séances, et je suivais l’évolution de leurs documents écrits et de leurs prises de contacts, via Chamilo et la professeure, car l’atelier s’est déroulé sur plusieurs mois et ils avaient des stages à effectuer.

Parole de l’intervenante

Comme souvent, les séances de théorie ont donné lieu à de nombreux débats intéressants. Nous avons pu écrire sérieusement parce que les élèves étaient suivis de près par leur professeure.

Le niveau de la classe était inégal et les sujets s’en ressentent mais chaque groupe a réalisé un sujet-News (un micro-trottoir pour ceux qui ont peu écrit et qui étaient moins motivés).

Je tenais à ce que la technique soit entièrement prise en main par les élèves, dans des conditions de tournage « professionnelles », ce qu’ils ont apprécié et donne aussi quelques ratés d’apprentissage.

J’ai ensuite monté et habillé les sujets et les leur ai envoyés. Le manque de temps (à cause des stages) a fait que nous n’avons pas pu faire de restitution commune, il en ont fait une en classe.

Le bilan était très positif et les élèves contents de pouvoir diffuser leurs sujets.

Vidéo