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Jeune public

C’EST LA PEAU D’UN CHIEN AVEC LA VOIX D’UN LION

Structure support: ALHAMBRA CINEMARSEILLE.

École et Cinéma : Traces cinématographiques de la rencontre entre des élèves et le film "Le Monde vivant" d’Eugène Green.

Le documentaire C’est la peau d’un chien avec la voix d’un lion, réalisé par William Benedetto, retrace la rencontre d’une classe avec le film Le Monde vivant d’Eugène Green au cinéma l’Alhambra, dans le cadre du dispositif École et cinéma.

Sont présentées des propositions de pistes de travail, des possibilités parmi tant d’autres. La démarche est pédagogique, ce travail sensibilise et met l’élève en contact avec l’artistique : depuis la fréquentation du lieu, à la découverte d’un film, en passant par l’expérience artistique et la pratique avec la mise en scène de passages du film.


Le 2 juin 2006, la classe de CE2-CM1 de l’école Verduron Haut se rend au cinéma l’Alhambra pour y voir Le Monde vivant, film d’Eugène Green. L’enseignante effectue un travail autour de la projection du film en plusieurs temps.

  • Etape 1 : la préparation et l’imaginaire

Un jour avant la projection, l’enseignante prépare ses élèves à partir de l’affiche du film ; « En regardant cette affiche je pense que… ». Qu’est-ce qu’ils en pensent ? Comment est-ce qu’ils s’imaginent ce film (notamment à partir du titre) ? Chacun écrit ses remarques sur son cahier de bord avant de les lire à toute la classe. Ils ont alors la possibilité de s’exprimer, parfois de réagir ou de rebondir sur les points de vue des autres, d’échanger. Et surtout ils font marcher leur imaginaire. « Je pense que ce film sera beau et bizarre. » « Des affiches comme ça c’est pas ordinaire, d’habitude on voit les acteurs, ça va pas être un film ordinaire je pense. » A partir du titre, les élèves soulignent le côté mystérieux et bizarre du film : « comme c’est mystérieux et bizarre, ça donne envie de le regarder ». Une élève s’imagine une scène ayant pour premier plan l’image de l’affiche, « puis la caméra va reculer et on va voir les personnages ». L’enseignante rebondit et propose aux élèves de jouer et mettre en scène la suite possible de cette image. La préparation en amont est cruciale. Au-delà de faire remarquer aux élèves que ce film est différent de ce qu’ils ont l’habitude de voir, c’est aussi l’occasion de faire naître chez eux le désir de voir le film.

  • Etape 2 : l’expérience du lieu et la projection

Le matin, la classe se rend à l’Alhambra. Avant la projection du film, les élèves suivent le rituel propre au cinéma : le ticket, l’installation dans la salle, le noir, le silence. Juste après la projection, l’enseignante prévoit un temps de discussion avec les élèves. Quelles réactions à chaud, quels sentiments, émotions et points de vue ? Certes le film a pu paraître bizarre, mais au final il a plu à tous les élèves, malgré leurs impressions premières face à l’affiche jugée inhabituelle. L’après-midi, de retour à l’école, chaque élève écrit un petit texte sur le film sur son cahier de bord (résumé, impressions, ce qui lui a plu), en l’accompagnant parfois d’un dessin.

  • Etape 3 : la pratique ; jeu, expression et imaginaire

Une semaine après la projection, l’enseignante propose un travail de pratique, de mise en scène, permettant d’aller au-delà du film. Durant ce laps de temps, les élèves ont pu se l’approprier pour pouvoir mieux s’en emparer ensuite. En classe, ils reprennent des moments du film qu’ils ont aimé en les mettant en scène et en les jouant, en petits groupes de 2 à 4 élèves. Chacun décide le personnage qu’il veut interpréter, et le groupe s’entend pour la mise en scène et le choix des accessoires, costumes ou décors. Il est étonnant de voir à quel point ils peuvent se souvenir de certains dialogues et de petits détails du film.

DVD disponible sur demande. Contacter Cécile Durieux : polemed@wanadoo.fr

Ville: Marseille
Date de dernière mise à jour: 1er août 2012

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