Ressource

Jeune public

ATELIER AU COLLEGE JOSEPH D’ARBAUD - TOUTE LA LUMIERE SUR LES SEGPA (2015/2016)

Structure support: ALHAMBRA CINEMARSEILLE.

Cet atelier de réalisation avait pour objectif de permettre à des élèves de se raconter et de s’exprimer à travers la réalisation d’un film. Dans Gamers, chacun a imaginé et créé son jeu vidéo, interprété dans la vie réelle.

  • Dates : Janvier à Mai 2016
  • Durée : 32h
  • Séances : 16 séances de 2h
  • Lieux : Collège Joseph d’Arbaud (Salon-de-Provence) et cinéma l’Alhambra (Marseille)
  • Intervenant(s) artistique(s) : Octavia de Larroche
  • Public concerné : 14 élèves de 5ème SEGPA

Cet atelier a été mené avec la collaboration de Marie Fernandez et Michel Puech, enseignants au collège Joseph d’Arbaud.



Paroles de l’intervenante
L’objectif général du projet« Toute la lumière sur les Segpa » est que les élèves se racontent. Mon objectif est aussi qu’ils découvrent un nouveau moyen d’expression et parviennent à dire d’autres choses avec ces outils, l’appareil photo, le son, le film, la narration.

Pour que les élèves se familiarise avec leur image et avec la prise en main de la caméra, nous commençons simplement par un tour de table où chacun se présente (à l’aide de questions que nous avons établies ensemble au préalable : comment parler de soi, dire qui nous sommes), et où la caméra passe d’un élève à l’autre dans une sorte de ronde. Pris dans le jeu, tous les élèves ont participé, alors que généralement la première approche est très timide, les enfants restent sur leur réserve ou même ne veulent pas être filmés, cette fois-ci, ça n’a pas été le cas. Dès cette première séance les élèves se sont aussi pris en photo les uns les autres, d’abord de loin puis de plus en plus près (travail sur le cadre et ce qu’il exprime de la personne photographiée), et dans le but de comprendre comment une succession rapide d’images peut restituer le mouvement. Les photos qui illustrent cet article ont d’ailleurs été prises par les élèves eux-mêmes.

Ensuite, j’essaie de savoir ce que les élèves ont envie de raconter, de quoi ils ont envie de parler à travers leur film. Ils se sont filmés, cette fois avec la caméra sur pied et un élève s’occupe du son, devant un fond vert qui permettra ensuite d’incruster les images qu’ils veulent. J’essaie de faire apparaître leur univers, ce qui leur est propre, et de les aider à l’exprimer, d’abord par la parole puis par la mise en forme. On passe aussi par des objets qu’ils amènent, et puis on commence à écrire, on fait des groupes pour imaginer des scènes. Là il est apparu que les jeux vidéo occupaient une place importante dans leur univers, et cela m’a semblé un bon thème de travail, à travers lequel on allait pouvoir aborder la narration (s’inventer un personnage, lui fixer un objectif, un décor, des embûches, des outils pour avancer), développer l’imaginaire, trouver des moyens de création. Ici il y a à la fois identification et projection, donc c’était vraiment intéressant pour leur construction personnelle et pour que le film parlent d’eux.

Tous les élèves se sont impliqués, chacun à leur rythme, parce que chacun pouvait développer son propre univers, les groupes se sont faits naturellement aussi, les élèves s’invitant les uns les autres dans leurs parties. Ce qui a été un très bon atout pour cet atelier aussi c’est la grande implication des enseignants qui profitent du projet pour faire progresser leurs élèves, et qui ont fait le lien entre chaque séance, entre autre en les faisant travailler l’écriture de leurs histoires.

Il n’y a qu’une chose que je ne suis pas arrivée à faire alors que cela me semble un travail intéressant, c’est le story-board - qui permettrait de dessiner le film avant de le tourner, c’est-à-dire vraiment prévoir les cadrages et le découpage, le visualiser avant de le réaliser. D’abord pour une raison de temps, mais aussi parce que c’est peut-être compliqué comme concept.

Nous avons par ailleurs fait une séance de travail avec ingénieur du son, qui est venu expliquer son travail, ce qui a permis aux élèves de découvrir un métier et une autre façon d’aborder le film, sous un autre angle. Avec lui nous avons filmé quelques dialogues qui étaient déjà écrits, ce qui fait que les élèves ont commencé à aborder le jeu d’acteur.

Ensuite on organise le tournage : dans quel ordre on va tourner les scènes ? Avec quels élèves ? Et quels autres élèves seront à la caméra ? Qui finira l’écriture ? Je fais participer les élèves à cette étape pour qu’ils comprennent que les choses s’organisent à l’avance et pour qu’ils soient complètement impliqués dans la fabrication de leur création. Ils ont ainsi tous les éléments pour réagir si tout ne se déroule pas comme prévu (si il pleut alors qu’on doit tourner dehors par exemple, ou si il manque un accessoire important).

Entre chaque séance de tournage je fais du montage et les élèves peuvent voir le film prendre forme avant de continuer le tournage, ou apporter des critiques constructives que je prendrai en compte pour la suite du montage. C’est ensemble que nous construisons le film. C’est eux aussi qui choisissent les musiques par exemple.

C’était un atelier où j’ai vraiment pu voir chaque élève évoluer et trouver sa place, faire surgir son univers propre et l’exprimer, et il y a eu une belle cohésion de groupe.

Diffusion
Festival Toute la lumière sur les SEGPA
Le jury a décerné au court métrage Gamers le prix de l’imagination et des cascades.

Ville: SALON DE PROVENCE

Les images

Les vidéos

Date de dernière mise à jour: 19 octobre 2016

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