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Jeune public

ATELIER AU COLLÈGE ÉMILIE DE MIRABEAU - TOUTE LA LUMIÈRE SUR LES SEGPA (2015/2016)

« On arrive ici avec notre grande histoire et nos bagages un peu trop lourds. Ensemble on partage de petits moments. On rebondit. On rêve de prendre notre envol. Bientôt on choisira notre destination et ce sera le grand départ. »

  • Dates : Décembre 2015 à Mai 2016
  • Durée : 32h
  • Séances : 16 séances de 2h
  • Lieux : Collège Émilie de Mirabeau (Marignane) et cinéma l’Alhambra (Marseille)
  • Intervenant(s) artistique(s) : Didier Nadeau
  • Public concerné : 22 élèves de 4ème SEGPA

Cet atelier a été mené avec la participation de Catherine Bayonnas, Kristel Maixant et François Kaluzny, enseignants au Collège Émilie de Mirabeau.


Créer en groupe, une réalisation de 8 minutes d’image fixes et en mouvement avec des textes écrits puis enregistrés, sur la musique d’un élève.

Paroles de l’intervenant
Les élèves ont été invité à la (re)découverte de leur collège, à rechercher des lieux, à réaliser leurs premières photographies et prises de son. Pour élargir les horizons ou l’espace, ils ont pu observer trois approches différentes avec le photographe William Eggleston pour comprendre le point de vue et le rapport d’échelle, Gregory Crewdson et Cindy Sherman pour les mises en scènes et des atmosphères particulières.

Quant à la découverte des univers différents du cinéma, elle a été expérimenté avec la projection des génériques de Racing bull (Martin Scorcese), de La Nuit américaine (François Truffaut), de The lord of war (Andrew Niccol).
La photographie d’espaces anodins ou remarquables des recoins du collège a permis de libérer dans le groupe une parole sur leurs histoires individuelles et parfois intimes.

La collecte de sons et de bruits a prolongé l’expérience de la représentation. La confrontation de l’image et du son a créé un troisième élément (une forme montée) très vite complétée par un morceau de guitare joué par un élève, ce qui donne au film une atmosphère singulière. Parallèlement les ateliers d’écritures menés en classe ont permis aux élèves de raconter leurs histoires petites ou grandes.

Le but était d’amener un groupe de 22 élèves à réaliser un court métrage de 8 minutes d’images fixes et en mouvement à partir, de photographies, de sons récoltés et de textes écrits puis lus. Le matériau de départ était, entre autres, un morceau de musique joué à la guitare par un des élèves du groupe.

L’utilisation de la photographie et la capture de sons les ont amenés à considérer sous un nouvel angle des lieux qui leur sont familiers. Ces deux approches ont permis ensuite de les motiver à raconter ou à se livrer, à considérer leur propre parcours souvent douloureux avec un autre regard.

Le groupe a été réparti en 3 ateliers tournants : image, son et réflexion.
Avec la photographie, la variété des prises de vues dans un même lieu a favorisé la réflexion sur la question du point de vue et de la représentation.
L’atelier son récoltait de la matière sonore : paroles, bruits, musiques. La concentration et le silence exigés pour la réalisation d’enregistrement sont des contraintes astreignantes pour le groupe. La relation son et image y a été concrètement expérimentée.
L’atelier réflexion était un atelier d’écriture pendant lequel chacun pouvait inventer ou raconter des histoires à partir des lieux du collège. L’écriture a été une épreuve longue et difficile, mais l’implication et l’investissement des élèves ont favorisé l’écriture de textes très personnels. Ceux-ci relatant des histoires familiales très dures que nous n’avons pas voulu exploiter.

A plusieurs reprises, le fruit de ses différents ateliers a été monté et proposé ensuite à l’ensemble des deux classes.
Ils ont photographié les lieux, ils se sont photographiés. Ils ont cherché du son et l’un d’entre eux a souhaité jouer de la guitare, morceau qui parcourt le film. Ils ont écrit en toute confiance des textes très intimes. Au final chacun d’entre eux a participé à la réalisation du projet, qu’ils aient été acteurs et visibles dans le film, que leurs paroles aient été portées par les textes, qu’ils aient utilisé les appareils photo, la caméra ou les micros.

Tous ont été impliqués à différents niveaux.

Synopsis
Le vol de 10h23 : La SEGPA du collège Emilie de Mirabeau vous souhaite la bienvenue sur le vol de 10h23. Le temps de vol annoncé est de 8 minutes. Quelques turbulences sont attendues pendant ce voyage intérieur...

Diffusion
Festival Toute la lumière sur les SEGPA
Le jury a décerné au court métrage Le vol de 10h23 le prix de l’image.

Ville: MARIGNANE

Les vidéos

Date de dernière mise à jour: 9 septembre 2016

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