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Jeune public

ATELIER AU COLLÈGE ÉMILIE DE MIRABEAU - TOUTE LA LUMIÈRE SUR LES SEGPA (2014/2015)

Le court métrage :

« Nous avons abordé la réalisation du film à travers le prisme de l’art vidéo, sous l’angle de l’expérimental. »
En établissant une recherche sonore approfondie et une recherche visuelle autour du théme de la transformation du réel, les élèves ont réalisé un film sans scénario, avec une trame narrative basée sur le sensoriel.

  • Dates : Novembre 2014 à mai 2015
  • Durée : 40h (20h avec chaque classe)
  • Séances : 10 séances de 4h
  • Lieux : Collège Émilie de Mirabeau à Marignane
  • Intervenant(s) artistique(s) : Sarah Fastame
  • Public : 2 classes de 4ème SEGPA
  • Diffusion : Festival Toute la Lumière sur les Segpa au Cinéma l’Alhambra.

Cet atelier a été mené avec la participation des deux enseignants François Kaluzny et Dorian Zawadski du Collège Émilie de Mirabeau.

L’affiche :

Parallèlement à la réalisation du court métrage, les élèves ont été en charge de concevoir l’affiche du festival Toute la lumière sur les SEGPA.

  • Durée : 18h
  • Lieux : Collège Émilie de Mirabeau à Marignane
  • Intervenant(s) artistique(s) : Olivier Rebufa
  • Public : 15 élèves de 4ème SEGPA
  • Diffusion : Dans 10 collèges.

Le court-métrage :

Au commencement de cet atelier, nous avons regardé plusieurs vidéos d’artistes : Sam Taylor Wood, Patrick Bokanowski, Pipilotti Rist, Stan Brakhage, Christian Marclay. C’était une manière de commencer a familiariser les éléves avec une construction filmique différente de celle dont ils avaient l’habitude.
Comment raconter un lieu sans qu’il y est forcement une histoire ? Comment travailler l’ambiance ? L’image peut-elle devenir matière ?

Paroles de Sarah Fastame :
« Il me semblait intéressant de proposer cet axe qui donne la possibilité d’avoir une grande liberté d’expression et d’imagination quant au contenu du film. Cela nous permettait de revisiter sous une autre forme l’établissement scolaire et de le transformer. De manière à s’approprier les lieux à travers cette idée de sensations. Nous avons mis en place un jeu. A partir de mots proposés les éléves doivent chercher dans l’établissement ce qui pourraient les évoquer ou les représenter (ex : La douceur, la peur, l’ombre, la couleur, la forêt, la hauteur, le bruit, le souple). Ils pouvaient se mettre en scéne et improviser. Le principal étant de stimuler leur imagination à partir des éléments qui les entoure et tout particulièrement dans les ateliers (bois, métal, cuisine, jardinerie..)
Ensuite, nous avons regardé Le ballet mécanique de Fernand Léger qui est l’un des premiers film surréaliste sans scénario, et Le retour à la raison de Man Ray.

Quel est l’intérêt de ces deux Films ?

Le ballet mécanique est l’un des premiers films sans scénario réalisé en 1924 par Fernand Léger. La collaboration avec le compositeur Dudley Murphy est essentielle, ce qui donne une réelle importance au son crée pour ce film. C’est Man Ray qui sera l’homme à la caméra durant le tournage du film.

Le retour à la raison est un film expérimental réalisé par Man Ray à la demande de Tristan Tzara en 1923. Ce film est seulement réalisé à partir de bout de ficelles. Une spirale de papier en mouvement, une pellicule vierge parsemée de clou et de punaise sont les seuls effets de l’aspect surréaliste du film. Les seuls éléments concrets du film étant la lumière d’une foire et le corps nu d’une femme.
Nous avons décrypté les moyens utilisés pour donner l’illusion de la transformation du réel. Nous avons surtout retenu Le ballet mécanique. Les machines, la fête foraine leur plaisait et les stimulait davantage. Pour Le retour à la raison, nous avons gardé le côté obsessionnel vis à vis de la répétition des motifs. Un effet que nous avons reutilisé par la suite.
Petit à petit, au fils d’expérimentations, de discussions et de propositions de montages. Une ambiance plus qu’une autre commence à se dégager, celle du film d’épouvante. Les figures fantastiques surgissent.

Au final :

Durant toute l’année, cette grande chasse aux trésors de matiéres, de sons ainsi que les petits exercices d’improvisations et de mise en scéne ont abouti à la réalisation de Inimaginable. Une séquence ouverte sur les rêves et les cauchemards les plus fous qui hantent les murs des collèges. »

L’affiche :

Pour la deuxième année, un groupe d’élèves crée l’affiche du festival. Cette année la particularité pour cette classe, c’est quelle participe aussi à la réalisation d’un court métrage. C’est un avantage car ces deux projets se complétent du fait de leurs points communs comme le cadrage, la lumière, la composition, le point de vue.

Paroles d’Olivier Rebufa :
« L’essentiel pour ce projet est de saisir l’importance, l’impact de l’image associée au texte d’une affiche de cinéma. Dès la première séance on regarde ensemble l’affiche originale du film Duel de Spielberg, qu’ils iront voir plus tard au cinéma. A partir de cette affiche on pose plusieurs questions :

  • À quoi sert une affiche en général, et plus précisément pour le cinéma ?
  • Quels éléments essentiels apparaissent ? A qui s’adresse l’affiche et quels sont les codes utilisés (photo, dessin, couleurs, les formes…) ?
  • Analyser la typographie.
  • Constater l’harmonisation entre l’image et le texte.
  • Finalement cette affiche donne-t-elle envie d’aller voir le film ?
  • Et donne-t-elle des éléments qui pourraient nous dévoiler l’ambiance du film ?

C’est en partant de ces questions qu’une affiche a été réalisée par les élèves en passant par des étapes de pratiques photographiques (trouver le lieu, le propos, le point du vue), par des séances de graphismes ( placer le texte, choisir une typo).
Un des enjeux dans ce projet est de contenter tous les élèves, car chacun amène des idées fortes et pertinentes, alors qu’il faut créer qu’une seule image. »

Ville: Marignane

Les vidéos

Date de dernière mise à jour: 18 janvier 2016

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